Epopée pluvieuse à la plage
Ce week-end, on a voulu tester un après-midi soleil-plage; ce qui n'est pas du tout mon truc à la base ! Parce que moi, la mer, j'en suis raide dingue... l'hiver !
Les étendues brûlantes, grouillantes, beuglantes, bronzantes, voire coup-de-soleilante, je les trouves chiantes ! Très peu pour moi !
Non cette folle idée d'aprèm' plage, c'était uniquement par charité et pour mon pauvre corps blanc comme un macintosh sorti d'usine, et pour mon n'amoureux qui a eu le malheur de naître au beau milieu d'une terre aride, vide, à des heures de route de l'océan le plus proche.
Malgré le fait que moi j'ai eu cette chance de pousser à moins d'une heure de la Manche - qui est quand même une mer sympa bien qu'elle borde aussi les côtes hostiles de la Normandie, pays sauvage au climat redoutable; je suis une expatriée et je me suis donc en toute logique gourée de route...
OK, je sais, c'est ridicule, et ça ne peut que renforcer des stéréotypes minables du style 'les filles ça n'a pas le sens de l'orientation' et nia nia nia...
Bref, une heure et quart d'un trajet laborieux plus tard, nous voilà sur les lieux du drame.
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Après une demi-heure de fouille intensive, on trouve enfin un mètre carré de sable innoccupé.
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Les serviettes sont posées, le maillot de bain exposé, les doigts de pieds en éventail... l'aprèm' plage peut commencer ! ... à 17 heure...
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17h + 3 minutes: amoncellement de nuages tout droits venus de cette chère voisine l'Angleterre.
17h + 5 minutes: entrée en scène de la brise fraîche.
17h + 8 minutes: on remet la jupe, parce que quand même, y caille !
17h + 10 minutes: débarquement des premières gouttes.
17h + 11 minutes: repli en catastrophe sous une pluie battante, et glaciale.
17h + 15 minutes: démarrage de la voiture qui n'a même pas eu le temps de refroidir, retour au bercail.
Du positif dans tout ça ? Je me suis même pas plantée de route en rentrant !!
PS: les coups de soleil du post d'avant on été généreusement offerts par le jardin de la familia où régnait un soleil digne d'un sud provencal, et où on aurait mieux fait de rester...
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